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Conférence 25 mai 2012

Synthèse : Regard croisé sur les élections en Afrique  par FIREFEC


 

La soirée du "regard croisé sur les élections en Afrique" que nous avons organisé le 25mai 2012 et qui était consacrée au Sénégal et à la RDC s'est très bien déroulée et à la satisfaction d'une grande majorité des participantes et participants.

 

Deux éminents connaisseurs du Sénégal et du processus électoral qui a conduit ce pays à l'alternance démocratique ont permis de comprendre combien et comment le rôle de la diaspora sénégalaise a été hautement significatif et déterminant pour obtenir ce changement historique au Sénégal.

 

Parmi les atouts développés par nos orateurs sénégalais, on peut citer d’abord leur longue expérience de vécu démocratique non seulement au niveau traditionnel d’avant la colonisation mais également au niveau de leurs rapports avec leur ancienne puissance coloniale, la France qui les a initiés au processus démocratique.

 

Ainsi, avaient-ils déjà des représentants dans l’assemblée nationale française, dont le célèbre écrivain et premier Président du Sénégal : Léopold Sedar Senghor.

 

La mobilisation de la population au Sénégal même par la diaspora sénégalaise a été très forte. En agissant avec sagesse et sens de responsabilité, la diaspora sénégalaise a réussi à porter très haut sa volonté et sa capacité d’agir.

La diaspora sénégalaise n’a jamais travaillé en termes de particratie mais surtout et essentiellement pour le Sénégal en tant que bien commun appartenant à tous les sénégalais, à l’Afrique et aux africains.

 

C’est cette nouvelle façon de concevoir la démocratie politique qui nécessite de renforcer nos rencontres « Regard croisé ».

 

Quant à l'expérience vécue par la RDC, l'orateur qui s'est penché sur cette question n'a pas voulu se livrer à un décompte mathématique des élections et du processus qui y a conduit ni même à l'analyse des comportements des différents politiciens qui étaient concernés par la question électorale et son processus.  Il a choisi d'inscrire sa réflexion dans une approche assez large, allant des attentes (socio-économiques, politiques et autres) qui étaient ceux des congolais vers le constat d'un échec quasi annoncé qui découlait des plusieurs facteurs dont, entre autres, le manque de préparation suffisante, sage, sérieuse et pragmatique d'une part et , d'autre part la politisation outrancière du processus au niveau global notamment celle de la CENI.   Alors que les citoyens congolais entendaient et attendaient donner une impulsion nouvelle et novatrice à leur  pays par leur vote en y créant les conditions d'une paix durable et d'une démocratie digne de ce nom, ils se sont heurtés à un processus électoral kafkaïen dont ils ne connaissent pas trop l'issue des résultats face à la dure réalité de la RDC.

 

Les échanges et les propositions du public participant ont indiqué la nécessité de continuer et de renforcer cet exercice de regard croisé pour approfondir nos réflexions et aller vers une réelle dynamique de prise de conscience de l'enjeu des élections en Afrique. Nous devons nous mobiliser pour la cause africaine a clamé le public, nous devons être et rester vigilants pour que l'Afrique devienne et reste un berceau de démocratie car c'est à cette condition qu'elle peut braver les dangers qui la guettent et continuer à exister et à se développer pour le bien-être de ses populations.

 


Premier vendredi du FIREFEC